Mes Envies

Ce matin, j’ai crié sur ma grande de 8 ans. Plusieurs fois, pour différentes raisons … Les matinées comme celle-ci sont mes petits échecs à moi … Je ne t’ai jamais parlé d’éducation, mais pour te faire rapidement le topo, j’essaye du mieux que je peux de suivre la voie d’une éducation bienveillante et positive …

Mais, wouah ! La vache ! Que c’est dur ! J’ai l’impression de me battre en permanence contre moi-même … Contre mon homme aussi … Est-on programmés pour être négatifs et intolérants vis à vis de nos enfants ? Pourquoi est-ce un si gros effort de rester posé, calme, ferme mais respectueux, quand finalement hurler, être exaspéré, compter les erreurs est, entre les deux, l’état qui nous épuise le plus ?

On se sent tous tellement bien, à la maison, quand on parvient à passer une journée en harmonie, on réalise tout ce qu’on a le temps et l’envie de faire, on échange beaucoup plus, on est reposés … Pourtant, chasse le naturel, il revient au grand galop … Je ne sais pas qui de l’œuf ou la poule arrive en premier … Si mes nerfs agitent les nerfs de mes filles ou si les leurs agitent les miens …

Cela me fait penser à cette vidéo vraiment très claire et intéressante que je profite pour partager avec toi :

En tant qu’adulte, il semble que je sois normalement plus apte à me raisonner face à une situation de stress avec mes enfants … Mais par périodes, j’ai l’impression d’en être incapable !

Prenons ce matin.

Ce sont des choses bêtes, vraiment, si on regarde avec recul ce qui peut se passer dans le monde… Qu’est-ce que ça peut faire, au fond, d’être 2 ou 3 minutes en retard à l’école ? Ou qu’après s’être lavé les mains, elle ait laissé l’eau couler pour que son petit frère joue. Que je retrouve l’eau qui coule à fond et le petit frère tout mouillé en revenant de m’habiller… Alors que ça m’a pris 5 minutes … Que lorsque je lui fais remarquer (c’est là je pense que j’aurais du prendre le temps de pause nécessaire pour travailler mon ton), elle tape d’un grand coup son bol de lait sur la table et en renverse le contenu sur ses vêtements tous propres, au sol, et sur toutes les affaires du petit déj’ posées sur la table.

Finalement, en arrivant dans la cuisine, en constatant la situation, j’aurais très bien pu dire avec humour « Beh ! Zahra ! Regarde ! Qu’est-ce qui s’est passé avec ton frère ? »… Et je sais qu’avec le bon ton, le bon regard et la bonne expression sur mon visage, elle se serait levée, aurait regardé, constaté la même chose que moi et m’aurait dit, de bonne humeur « oups » … Sans que je n’aie besoin de la mettre face à des reproches, elle aurait vu toute seule sa part de responsabilité.

Et bien non, je suis tombée dans le piège de mes émotions, j’ai ouvert mon cortex frontal en grand et j’ai tout laissé sortir …

Qu’est-ce qui s’est réellement passé ?

Pour l’eau :

Ce que je ressens, pense :
Je suis agacée. Dès que je quitte la pièce en laissant mes filles, soit elles se tapent dessus, se prennent le nez, soit elles mettent un bazar monstre, soit elles laissent leur frère déballer, etc. Je voudrais qu’elles soient plus responsables, pouvoir compter sur elles pour 5 minutes d’absence (dans une autre pièce).

Ce que je lui dis :
Je lui dis premièrement, qu’elle ne peut pas laisser son frère se mouiller sans intervenir, comme si elle n’était pas dans la même pièce. Qu’elle doit se sentir concernée par ce qui se passe dans la maison, et autour d’elle, par les conséquences. Que je vais devoir changer son frère alors qu’il nous reste 45 minutes (pour nous, c’est peu) et qu’elles ne sont pas prêtes.
Ensuite je lui rappelle qu’elle a, 15 minutes plus tôt, fait remarquer à sa soeur qu’elle n’avait pas éteint une lumière derrière elle. Elle me dit « pfff c’est pas pareil !  » Je réponds que l’eau et la lumière sont deux énergies différentes, mais qu’elles sont toutes les deux précieuses.
Bien sûr, je le sais, je dis cela sur un ton de reproche, je suis agacée, parce que les situations comme celle-ci se répètent quotidiennement. Et mon ton, l’empêche de comprendre et de se responsabiliser. Elle se sent attaquée, pas responsable, mais coupable, et elle se défend, se manifeste. Me dit que je la saoule, et arrive l’histoire du bol.

 

Pour le bol :

Ce que je ressens, pense :
Je suis hors de moi ! Il est 8h15, je vais devoir lui sortir de nouveaux vêtements, tout y est passé : jeans, chaussettes, pull et T-shirt… J’en ai marre qu’elle réagisse avec violence à chaque confrontation, j’aimerais qu’elle entende, me dise, « désolée maman, je ferai attention la prochaine fois… ».  Mais je sais pertinemment qu’elle ne le fera pas de toute façon vu comment l’échange a été amorcé…Vu comment J’ai amorcé l’échange…

Ce que je lui dis :
Je pense que je suis sortie de moi, je ne sais pas précisément ce que j’ai dit. J’ai du être conne… Genre « Super ! Bravo ! Tu n’as plus qu’à te changer complètement et à tout nettoyer !! ». (puis au final, c’est moi qui ai nettoyé car elle se serait encore salie, et aurait été vraiment en retard..)
Puis suit un long discours hurlé où en gros je lui dis ce que j’ai mis dans « ce que je ressens… », puis vient la phrase de trop, le moment où je me giflerais si je pouvais … « Je sais que tu es très intelligente alors pourquoi fais-tu comme ça des choses stupides ?! » en hurlant bien sûr, hors de moi …

Pourquoi je te parle de tout ça ? Parce que le mettre à plat me permet de prendre sur moi, de me calmer. D’évacuer un peu ce sentiment de culpabilité, pour arriver revêtir celui de la responsabilité.

Souvent quand je raconte ce genre de scènes à mes amies, elles appuient sur le fait que je ne dois pas me sentir coupable. Que nos enfants sentent nos failles.

Bien sûr. Mes failles, mes filles les exploitent avec brio, surtout la grande… Le bouton qui me fait pleurer et qui me fait mal c’est : je te déteste, t’es nulle comme maman, on peut jamais rien faire, j’aurais préféré ne jamais exister que de vivre dans cette maison … Là c’est ma faille, et elles le savent.

Pourtant je ne pense pas me laisser prendre au piège par ces mots. Je sais pertinemment qu’une fois l’orage passé elles ne le penseront plus. Qu’elles se l’autorise parce que c’est moi. Leur maman.

Je suis profondément persuadée que lorsqu’elles ne sont pas assez responsables pour moi, pas assez rapides, autonomes, pas assez calmes, pas assez silencieuses, etc. Ce n’est pas parce qu’elles exploitent mes failles, qu’elles me cherchent. Elles sont juste des enfants. Et il n’y a que nous parents pour les aider à gagner en responsabilité, autonomie, écoute de l’autre… Je sais qu’avec une réaction drôle, bienveillante et positive, j’aurais causé moins de blessures. Et elle aurait mieux entendu mon message. En plus, on ne serait pas passé de l’histoire de l’eau à l’histoire du bol …

T’en parler, l’écrire, me permet de recharger mes batteries d’énergie, et de clairvoyance. Ce soir, après avoir digéré l’épisode de ce matin, je vais les accueillir pleine d’amour, au lieu de les accueillir pleine de rancœur. Vendredi c’est jour d’histoire donc je sais que je pourrai prendre le temps, au calme, de revenir avec ma grande sur ce qui s’est passé ce matin. Essayer de panser ses blessures du mieux que je peux.

Ce n’est pas me sentir coupable si je présente des excuses à ma fille pour ma réaction de ce matin. Ça ne l’empêchera pas, bien au contraire, d’entendre le message que j’essayais bien maladroitement de lui transmettre. Je suis une adulte face à une enfant. Comment l’enfant pourrait-il être plus responsable que moi dans la relation ? Face à des situations de stress ?
Je reconnais mes torts, j’analyse la situation et refais la scène dans ma tête. J’évolue, et apprends ainsi, en me rappelant que mon enfant n’est pas tout puissant. Il est vulnérable, je suis toute-puissante. C’est ainsi que nous place la société. Et c’est ma responsabilité de changer ça dans notre cercle à nous.

Il n’y a pas de parent parfait, nous sommes tous des névrosés. Mais il n’y a pas non plus de fatalité !

J’espère que cette anecdote parlera aux parents, et aidera les futurs parents pour plus tard…

Dis-moi, toi, comment fais-tu ? Arrives-tu à prendre du recul dans une situation qui te met hors de toi ? As-tu des idées pour faire évoluer vos relations parent-enfant ?

 

 

Inspirations Origami

Coucou !

Aujourd’hui jeudi, une petite sélection, plus joyeuse que la dernière !

J’ai été prise d’un vent de passion pour la déco avec origamis en parcourant Pinterest dernièrement.
On connait bien les origamis à la maison parce que ma grande de 8 ans en est dingue et elle est très douée. Du coup, à l’occasion, je l’exploiterai pour me faire quelques éléments de déco !

Les images que j’ai choisies sont disponibles parmi tant d’autres dans mon tableau Pinterest :

DIY/Printables

Certaines sont liées à des tutoriels, d’autres non, mais je te fais confiance pour fouiner sur la toile et trouver ton bonheur le cas échéant !

J’ai trouvé que la plupart de ces idées étaient idéales pour une déco DIY et économique lors de soirées à thème, anniversaires, baptêmes, mariages, etc.

Je te laisse juger !

Alors ? Qu’en penses-tu ?

J’espère que cette petite sélection t’aura donné envie d’aller faire un tour sur mon tableau et de te lancer !

Bien sûr, si tu réalises quelques beautés, je serai ravie que tu me les transmettes par mail à cette adresse : postmaster@zonedenvies.com .
Je pourrai les ajouter sous cette sélection !

Je t’embrasse et te dis à très bientôt !

 

 

Pâte à tartiner maison

Hello !

Un retour au léger (enfin, façon de parler), avec la petite recette du mardi

J’ai hésité entre ça et la recette de la brioche des rois … Mais je me suis dit qu’avec tout ça, l’épiphanie, c’était un peu dépassé … (Quoique hé ! Balkany a décalé la galette clic ! Mais je ne lui ferai pas l’honneur de ma recette … )

En revanche il y a quelque chose qui n’est vraiment pas dépassé et ne le sera jamais … C’est bien évidemment le CHOCOLAT !!!! Et nous le retrouvons aujourd’hui décliné de la meilleure manière qui soit : la pâte à tartiner !

Alors bon, je ne vais pas te faire de pub mensongère. NON, il n’a ni le goût exact du *u*ella, ni sa texture.
Normal : On ne peut pas faire de la connerie sans un minimum de connerie  ! Et là dans ce délice, normalement, si tout va bien, pas promis, y’a pas de connerie !

Mais je te rassure, tu verras, il est délicieux, un léger goût caramélisé, un bon goût de noisettes torréfiées … et de … Chocolat !!! Yummy !!!

La recette elle vient de Pause Gourmande

Mais il va de soit que la photo, c’est pas ça  … désolée pour l’honnêteté !

Voici à quoi ressemblera plutôt ton petit pot (sans les cœurs, sauf si toi aussi tu n’es qu’amour…)

Du coup, bien sûr, la recette, après moult tests, je l’ai légèrement adaptée.

Ingrédients :

  • 1 boîte de lait concentré sucré de 400g (en vrai tu sais c’est 397g… Nestlé hein…)
  • 150g de beurre (doux ou salé selon tes goûts)
  • 150g de pâte de noisettes (suis cette recette, sans sucre glace )
  • 200g de chocolat : au choix, que du chocolat noir, ou 1/2 noir + 1/2 pralinoise, ou 2/3 noir + 1/3 pralinoise … selon tes goûts. J’ai testé plusieurs dosages différents et j’avoue préférer au bon chocolat noir …

Préparation :

Tu dois premièrement « confire » le lait concentré sucré. Pour ceci, tu as deux options :

– Si tu as un autocuiseur/cocotte minute, tu peux mettre la boîte dedans, fermée, immergée dans l’eau. Tu lances la cocotte sous pression et laisses cuire entre 1h et 2h.

– Si tu n’as pas d’autocuiseur, tu fais comme ça : « Dans une casserole à fond épais, mettre le lait concentré sucré sur feu moyen, remuer sans cesse jusqu’à ce qu’il change de couleur.  » Tu arrêtes quand ça ressemble à du caramel.

Ceci fait, tu ajoutes le beurre coupé en dés, au-dessus du feu (tu as transvasé ton lait concentré dans une casserole si tu l’as fait à l’autocuiseur). Tu mélanges jusqu’à ce que le beurre soit fondu et le mélange homogène.

Ensuite tu ajoutes le chocolat préalablement haché. Tu mélanges encore jusqu’à obtenir un mélange homogène.

Tu finis par la pâte de noisette après avoir éteint le feu.

Ce qui est top c’est si tu as un mixer plongeant. Tu peux t’en servir pour donner une texture idéale à ta pâte, et bien incorporer la matière grasse au reste. Tu peux aussi le faire au blender mais, moi, je trouve que ce n’est pas pareil !

Tu mets la pâte en pot lorsqu’elle est encore chaude. Positionnes tes pots la tête en bas et ne les retournes que lorsque c’est froid.

Il est dit dans la recette initiale de conserver au réfrigérateur. Par expérience, je te déconseille de le faire : le froid va séparer le beurre du reste et c’est bien dommage.

À la maison, nous le conservons à température ambiante dans le placard du petit déj’. Nous le consommons relativement rapidement (~1 semaine voire 1 semaine 1/2), et nous n’avons pas eu de mauvaise surprise. Promis, cette fois !

Et voilà ! J’espère que cette recette te plaira et que tu m’en diras des nouvelles dans les commentaires par là-bas ↓